Visibles sur Lyon 7 aussi. Bonne année à vous !
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Rédigé à 11:39 dans ABCédaire politique, Cultures et loisirs, En France et dans le Monde, Les photos de Thanh, Lyon, Mon meilleur ami, Spiritualité, Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (6)
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Cette semaine, c'est Frédéric Lefebvre qui est la cible de mon invité Stéphane Nivet
Frédéric Lefebvre vient encore une fois de combler l'angoisse vespérale qui m'étreint lors de la préparation de mon poison hebdomadaire.
Chacun aura compris que je fais allusion à la fièvre créatrice de notre secrétaire d'Etat aux bombes artisanales, toujours à l'affût d'une connerie cyclopéenne pour abreuver la blogosphère de gâteries inégalables et démontrer, s'il en était encore besoin, que l'on peut partir de rien pour arriver nulle part.
Voici donc que, le regard ajusté sur des lunettes stylées qui donnent à l'inculture un sentiment de puissance inébranlable, Frédéric Lefebvre nous apprend donc que son livre préféré est de loin le fameux "Zadig et Voltaire".
Lire la suite "Le poison du vendredi: Liberté, Egalité, Médiocrité" »
Rédigé à 08:54 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Stéphane Nivet, mon invité du vendredi, a parfois un poil dans la main. Il a raté ses deux derniers rendez-vous avec nous. Mais il se rattrape cette semaine avec un billet spécial cantonales.
Dimanche soir, tous les plateaux reluisaient de nos meilleurs sondagiers, politologues et autres bienfaiteurs de l'humanité pour indiquer qu'il y avait une poussée impressionnante du Front National, une fièvre sous Marine dont le tsunami allait submerger 2012 et justifier les pires scénarios de nos plus réjouissantes prophéties mayas.
Et Marine, les incisives fraîchement limées par son visagiste, de se réjouir d'un score historique pour le Front National. On imagine déjà Jean-Marie Le Pen essayer d'enfiler l'uniforme avec lequel il sauta sur Port Saïd en 1956 pour fêter ça dignement, le tout arrosé d'un champagne d'origine incertaine, avec l'idée roborative d'organiser une nuit des longs cantons et de détourner de leur usage principal les ponts de la capitale, un peu comme au temps où certains îlotiers s'étaient nuitamment déshonorés à vérifier Archimède.
On a même vu en boucle défiler une annonce précoce de papa Jean-Marie faisant état en début de soirée d'un score de 65% pour le FN à Hénin-Beaumont, alors que le score final était de 35%. On mettra ça sur le compte de l'âge et d'une inévitable surdité liée à l'écoute abusive de certaines musiques dont il fit commerce du temps où il faisait des scores à 1 chiffre.
Mais revenons à nos cantons. La progression du Front National, dans le département du Rhône, ressemble à une formidable imposture. Jean-Baptiste Labeur, journaliste à Métro, a montré ce matin qu'en nombre de voix, le Front National a seulement progressé dans 3 cantons alors qu'il stagne ou baisse dans les 24 autres cantons. A Meyzieu, où le second tour oppose FN et UMP, le parti des Le Pen a même régressé de 498 voix par rapport à 2004.
La présence du Front National au second tour des élections cantonales dans 11 cantons du département du Rhône est liée à deux phénomènes, principalement. Certains électeurs de l'UMP ont devancé dès le premier tour les appels à aller à la pêche pour le second tour lancés par l'inénarrable Lionel Luca, député des Alpes très Maritimes, qui s'époumone depuis dimanche pour expliquer tout le mal qu'il pense du Front Républicain, sans doute gêné à l'idée que l'on puisse adosser à "Front" autre chose que "National".
Et puis, il y a le tripatouillage assez peu glorieux dont fut victime la loi électorale un soir de décembre 2010 et à la faveur duquel le seuil pour passer au second tour est passé de 10% à 12,5% des inscrits. Chacun aura compris qu'il s'agissait d'éviter des triangulaires avec le FN qui déciment bien souvent les candidats UMP. Comme dirait DSK, "ça truande un maximum ..."
Toutefois, la combine ne fonctionne que si l'on arrive à réunir 12,5% des inscrits. Bien mal acquis ne profite jamais. Les électeurs UMP sont restés devant Michel Drucker et ont voté avec leurs pieds. Et une petite partie de ceux qui se sont déplacés ont voté, eux, avec leur bras ...
Stéphane Nivet
Rédigé à 00:13 dans En France et dans le Monde, Lyon, Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Cette semaine c'est Eric Zemmour qui est le sujet de la chronique de Stéphane Nivet sur ce blog.
Le délinquant Eric Zemmour - dont la condamnation pour incitation à la haine raciale confirme à elle seule s'il en était besoin que, parmi les délinquants, tous ne sont pas noirs et arabes - n'en finit plus d'écumer de la hargne et de l'amertume si coutumière de ces individus dont le casier judiciaire s'est alourdi du juste poids de la honte et du déshonneur. Eric Zemmour est en pleine Dieudonnisation, persuadé que sa condamnation lui servira d'Aussweiss pour traverser la ligne de démarcation d'un soi-disant "politiquement correct" et faire la nique à la fameuse "police de la pensée" qui sévirait dans notre République.
Invité devant les députés UMP, à dessein, Eric Zemmour a pensé sous lui, il s'est soulagé d'un tirade piteuse qui achève d'épuiser le médiocre reliquat de crédibilité auquel il pouvait encore prétendre aux dires des observateurs les plus permissifs.
Place au poète :
"Votre chemin me semble donc tout tracé : vous avez déjà supprimé la HALDE, il ne faut pas vous arrêter en si bon chemin. Il vous faut désormais débrancher, un à un à la manière de la mise à mort de l'ordinateur HAL dans un vieux film de Kubrick, l'Odyssée de l'espace, tous les fils qui donnent vie au monstre : supprimer l'action pénale pour les associations antiracistes (applaudissements), pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer aussi leurs subventions, ça ferait du bien aussi (applaudissements), supprimer l'incitation à la haine raciale et à la discrimination, concept flou qui n'a pas la rigueur juridique de la vieille diffamation, supprimer les lois mémorielles, ce qui vous a déjà été réclamé par les grands historiens de ce pays, supprimer toutes les lois sur les discriminations, qui prennent les problèmes de l'intégration à l'envers et donnent à la société la fièvre cafteuse selon une autre expression de Philippe Muray.
Bref, effacer plus de 40 ans de miasmes égalitaristes et communautaristes et revenir à la belle République, celle de Jules Ferry à De Gaulle, qui a si bien garanti la liberté dans notre beau pays de France"
Je ne sais pas ce qui est le pire dans cet épisode : la morgue de Zemmour qui se vautre une fois de plus dans la croisade anti-antiraciste ou la débâcle des députés UMP qui, présents à cet autodafé de l'antiracisme ont dû avoir des ampoules aux mains à force d'applaudir les rodomontades de leur égérie humaniste. J'espère que, avant les prochaines législatives, nous connaîtrons la liste de ces députés dont l'honneur vient de se dissoudre dans l'acclamation de la dépénalisation du racisme et du négationnisme.
Il faut dire que l'UMP, à propos d'Eric Zemmour, manifeste une certaine continuité, notamment en raison des déclarations assourdissantes d'un ministre de la République en fonction, l'inénarrable Thierry Mariani, Danube de la pensée sarkozyste et surnommé Orange mécanique dans sa circonscription vauclusienne, qui avait eu le culot de s'asseoir publiquement sur la condamnation de son ami Zemmour - condamnation qui, soit dit en bloguant, a été prononcée par un tribunal indépendant au nom du peuple français. "Tribunal", "Indépendant", "Peuple français", voilà au moins trois raisons qui plaident à l'UMP en faveur d'une rapide réforme de la justice ...
Stéphane Nivet
Rédigé à 22:05 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (12) | TrackBack (0)
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La justice: c'est le sujet de la chronique de Stéphane Nivet cette semaine.
Alors même que nos ministres n’en finissent plus de vérifier si, par mégarde, un ami africain ne les aurait pas conviés à faire bombance à bord d’un frêle esquif dictatorial, notre Vénéré Président a été soudainement pris d’une envie d’embrener la justice française d’un monceau de démagogie mâtinée d’un étron de populisme, s’échinant à vouloir grimper aux sondages le long de son indignité.
Il faut dire que le passif de Sarkozy avec le pouvoir judiciaire est déjà lourd. Chacun garde évidemment encore en mémoire l’œuvre judiciaire immarcescible de Sa Suffisance Rachida Dati, Sémiramis semi-mondaine des parquets, qui fut aux tribunaux d’instance ce que Marthe Richard fut, mutatis mutandis, aux bordels, à savoir une militante inassouvie des fermetures Eclair.
Non content d’avoir réformé le code pénal plus d’une trentaine de fois en 8 ans au rythme inéluctable des faits divers les plus sordides, en tant que ministre de l’intérieur puis en tant que président de la République, Sarkozy s’en est donc pris violemment et frontalement à des magistrats supposés laxistes, excipant de l’horreur du crime de Laetitia pour jeter sur les juges de son bourreau une inacceptable suspicion. Inacceptable car le garant de la constitution viole, en multirécidiviste qu’il est dans ce domaine, le principe de séparation des pouvoirs. Inacceptable parce que cette suspicion odieuse contribue à distiller l’idée que des jurés populaires auraient par nature la main plus lourde que des magistrats professionnels, faisait fi du fait que le meurtrier présumé a déjà été condamné par une cour d’assises.
Sarkozy est donc parvenu à ébranler le monde judiciaire ce qui, chacun l’admettra, doit assaillir de regrets Rachida Dati, elle qui convoquait nuitamment les procureurs récalcitrants. Aujourd’hui, même le parquet, parfois même le parquet général, grince et crie à la forfaiture.
On aurait apprécié que le président éprouve autant d’inquiétudes s’agissant d’éventuels dysfonctionnements de la justice au moment où le procureur Courroye baguenaudait lascivement dans l’affaire Bettencourt, confirmant l’adage populaire selon lequel la justice est lente parce qu’elle n’a que deux vitesses.
Et le pauvre Mercier, garde champêtre des Sceaux, en pleine Fronde, a l’air transi, sidéré par l’idée qu’il va devoir « gérer » une grève des audiences. On raconte qu’un conseiller technique a dû lui expliquer que « grève des audiences » ne signifiait pas que tous ses rendez-vous de la semaine avaient été annulés. Le pauvre semble spectateur, le regard subjugué par le passage du train de la colère, à peine le temps de ruminer entre deux avanies. Lui faire ça en pleine campagne des cantonales, il faut admettre que Sarkozy a le goût de taquiner.
Stéphane Nivet
Ps: La semaine prochaine, pas de poison pour cause d'escapade praguoise.
Rédigé à 00:12 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Nouvelle livraison de mon invité Stéphane Nivet
Encore abasourdi par cette terrible nouvelle selon laquelle Carla Bruni est autant de gauche que bonne actrice, je m'apprête donc à revenir sur une semaine roborative.
Dimanche 30 janvier. L'état de santé de Jacques Chirac pose question, notamment avant sa comparution pas franchement immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. De démentis en dénégations, "du lit au fauteuil et puis du lit au lit", les proches de Chirac jouent au Docteur Gubler. Tout va très bien Madame la Marquise. Il faut dire qu'après 55 ans de mariage avec Bernadette Chodron de Courcelles, on ne comprend pas comment Chirac n'a pas compris plus tôt les avantages que pouvaient procurer d'opportuns trous de mémoire, permettant de glisser un très commode "Bonjour Madame, enchanté" à la vue de la grande prêtresse des pièces jaunes. Et on se plaît à rêver des confusions qui pourraient naître de sa prochaine visite au salon de l'agriculture et de la ménagerie imaginaire qui se dressera devant lui au moment où il croisera Nadine Morano ou Christine Boutin au sortir de la présentation des fleurons de l'élevage charolais ou de l'aviculture bressane.
Lundi 31 janvier. Une nouvelle qui, comme dirait Chirac, m'en touche une sans bouger l'autre. Carla Bruni déclare ne plus être vraiment de gauche. Ca tombe bien, la gauche n'est pas vraiment Carla non plus.
Mardi 1er février. Alors que j'étais taraudé comme chaque matin par l'atroce dilemme qui m'étreint sur la question de savoir si je me lève avant ou après les dix minutes de Pascale Clark sur France Inter, une douce voix est venue m'inviter à la procrastination. Cette douce voix, cristalline et sensuelle, qui ferait passer Jeanne Moreau pour un petit chanteur à la Croix de Bois, était celle de la suave Isabelle Balkany, conseillère générale en zone urbaine sensible socialement dévastée par la crise, au point que les milliardaires n'osent plus sortir le soir au motif qu'on aurait vu des millionnaires rôder. D'aucuns s'étonneront que France Inter donne ainsi la parole à une conseillère générale en campagne, fut-elle l'amie de Notre Suprême de Volailles, en conséquence de quoi il serait logique, au nom de l'équilibre de la campagne, de recevoir avant le scrutin de mars tous les candidats dudit canton. Voilà qui nous promet de grands moments de défense du prolétariat. De son entretien avec Pascale Clark, on retiendra essentiellement que Patrick Devedjian ne partira pas en vacances avec les Balkany cet été, que Jean Sarkozy a l'étoffe d'un grand président de groupe UMP de conseil général malgré un parcours universitaire erratique qui justifie à lui seul le plan de lutte contre l'échec "Réussite en licence" de Valérie Pécresse.
Mercredi 2 février. Michèle Alliot-Marie en plein Jet Schlag. Alors que notre Ministre des Affaires Etrangères se remettait à peine d'avoir proposé le savoir-faire de nos forces de police à un dictateur qui commençait à sentir le vent du boulet, le Canard Enchaîné nous apprend que, flanqué de son secrétaire d'Etat de mari, MAM a passé ses vacances de Nöel en Tunisie, les cendres du premier immolé encore tièdes, le tout en voyageant à bord d'un avion prêté par un certain Aziz Miled. On en voit pas en effet de raisons de réclamer la démission de la ministre, tout dans cette affaire confirmant que MAM a su ne pas faire d'ingérence dans les affaires tunisiennes et même qu'elle a su prendre de la hauteur, au besoin avec l'aide de l'avion d'un Ben Ami. Alain Joyandet lui souhaite, me dit-on, une bonne année.
A la semaine prochaine.
Stéphane Nivet
Rédigé à 10:00 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
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Nouvelle livraison de la chronique hebdo de Stéphane Nivet, qui nous parle langue présidentielle cette fois.
Les discours de Notre Sublime Myrmidon sont un bouquet fleuri de barbarismes et de solécismes, à telle enseigne que chacune de ses oraisons est une sorte de Saint-Barthélémy de la langue française, charriant une armada des cadavres pas vraiment exquis.
Le dernier outrage de Notre Vénéré Hâbleur à la langue de Molière s'est tenu il y a quelques jours lors de son discours de vœux aux forces économiques à Toulouse lorsque, juché comme à l'accoutumée devant une estrade d'ouvriers témoins dûment sélectionnés en raison du fait qu'ils feraient passer Mimi Mathy pour un guerrier Massai, s'est vautré dans un apothéotique " dispositif péren (sic, prononcé périn) pour protéger les pays européens", le bougre audacieux étant sans doute persuadé depuis sa plus tendre enfance que pérenne est le féminin de "péren", violant à rebours sa nature épicène.
Le site internet de l'Elysée a rétabli les choses, gommant l'horrible bévue pour l'Histoire mais seul le prononcé fait foi ... Et si les manquements à la langue française relevaient d'une sanction pénale, Notre Farfadet Insane serait en état de récidive légale, avec peine plancher applicable, ayant déjà gratifié le citoyen lors de son débat face à Ségolène Royal en 2007 d'une glissade à la faveur de laquelle il se faisait fort "d'obtenir le financement péren (resic) de nos régimes de retraites".
Mais Notre Histrion Névrosé est déjà à la tête d'un épais passif d'incivilités langagières qui dépasse de loin ce que nos plus sadiques caricaturistes auraient pu imaginer dans leurs songes les plus fous. Florilège, roulement de tambour et flonflons : "Je dois la vérité de dire", "la taxe professionnelle qui n'existe nulle part partout en Europe", "s'il y en a que ça les démange d'augmenter les impôts", "On se demande c'est à quoi ça leur a servi ?". On comprend désormais la frénésie vengeresse avec laquelle Notre Infaillible Souteneur poursuit de ses assauts immodérés Madame de La Fayette, sa Princesse de Clèves et sa langue aussi charnue que galante.
Le député François Loncle s'est récemment ému du massacre et a saisi le ministre de l'Education Nationale, Luc Châtel, parce qu'il le vaut bien, d'une question écrite :
"M. François Loncle indique à M. le ministre de l'éducation nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction."
La réponse de Luc Châtel à cette demande de remise à niveau n'est pas sans rappeler celle de ce porte-parole de Saddam Hussein dont l'ardeur à vanter la douceur de vivre à Bagdad peinait à masquer le bruit des bombes :
"Juger de son expression en puriste, c'est donc non seulement lui intenter un injuste procès, mais aussi ignorer son sens de la proximité (...) le Président de la République montre de grandes qualités rhétoriques, telles que la force expressive, la conviction, l'à-propos, la répartie ou la puissance d'évocation".
Le niveau baisse et on se plaît à revoir, non sans une certaine nostalgie, les conférences de presse des prédécesseurs de Notre Attila des Accords, au gré desquelles on pouvait mesurer combien Stendhal avait raison de proclamer que le "premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue".
Une fois revenu à la vie civile - c'est-à-dire dès 2012 - Sarkozy ne manquera pas de commettre des Mémoires dont on peut imaginer la "puissance d'évocation" : "Casse-toi pauv'con. Mémoires d'un incompris", Xo Editions, Préface de Jean-Marie Bigard ou peut-être "2007 : Comment que j'ai conquéri le pouvoir", avec l'aimable participation d'Henri Guaino.
En conclusion de cette relation des avanies discursives de Notre Démosthène de Pacotille, il convient de rappeler que pour accéder à la nationalité française, la maîtrise de la langue française est exigée. Une précaution utile."
Stéphane Nivet
Rédigé à 23:02 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Il nous parle cette fois de Marine Le Pen en termes choisis et tournés. Nouvelle chronique de Stéphane Nivet, invité chaque semaine sur ce blog.
Depuis dimanche, d’aucuns voudraient faire accroire que le Front National a changé, qu’il est désormais rangé des panzers, que la peste blonde a chassé la brune, que nous aurions droit désormais à une version light de Jean-Marie, la gégène en moins, un œil en plus. Par parenthèses, quelle idée tordue d’affubler sa fille du prénom de « Marine » quand on a perdu son propre père en mer, éparpillé par petits bouts, façon puzzle, en taquinant de trop près les colliers de perles de la Kriegsmarine.
Forcément, du côté hitlérophile de la force, on a sombré dans le déclinisme et on s’indigne déjà de la dérive gauchiste du parti, on crie à l’affadissement des fondamentaux : la fillasse s’est bien gardée des vilénies antisémites, des calembours-sturmfürher et des galéjades nauséeuses de papa.
Et dans un élan médiatique qui n’est pas sans évoquer celui des ovins sur la route de l’estive, on nous rebat les oreilles avec une prétendue normalisation du Front National, l’avènement d’une extrême droite à visage humain, faisant de Marine Le Pen l’âme repentie des outrances coutumières de son géniteur.
Et pendant que Marine joue à « Miss Nationale », on a le sentiment que peu nombreux sont les journalistes à l’interroger sur autre chose que son propre plan de communication, la dédiabolisation en sautoir. Peu nombreux semblent être ceux qui interrogent Marine Le Pen sur autre chose que les sujets qu’elle affectionne, masquant de fait l’indigence éclatante et l’opportunisme racoleur de sa pensée économique et sociale, la démagogie atroce qui exsude de ses déclarations
Sans faire dans l’atavisme de comptoir, le casque d’or de la bien nommée laisse entrevoir de belles mèches brunâtres desquelles se dégagent ce fumet si caractéristique des andouillettes victimes d’une rupture de la chaine du froid.
Au FN, on a changé la vitrine, on a repeint la façade. Mais l’arrière-boutique est la même. Les fondations idéologiques sont faites du même terreau putride, raciste, antisémite et négationniste dans lequel se vautre l’extrême droite depuis toujours. Elle est l’héritière de son père et jusqu’à preuve du contraire, elle a accepté cet héritage intégralement, sans renonciation, du « détail » à « Durafour crématoire », de la cave au grenier.
Et à sauter à pieds joints dans le piège d'une prétendue normalisation, nous nous préparons à devoir subir encore une fois les derniers outrages d'un second tour douloureux.
Stéphane Nivet
Rédigé à 07:28 dans Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
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Un autre point de vue sur la Tunisie. Mon ami et voisin de quartier, le sympathique Sofian Soltani, français dont la grande majorité de la famille est tunisienne a rédigé ce billet. A rebours de la liesse populaire, Sofian, qui a passé les dernières heures pendu au téléphone avec ses parents et amis de l'autre côté de méditérannée, est plutôt inquiet pour l'avenir de la Tunisie et regarde avec circonspection les événements. Son avis ne sera peut-être pas celui de tous et n'est pas le mien mais il me semblait important de laisser la parole à d'autres voix.
Dans un bilet suivant, il nous fera un panorama des forces politiques en présence dans le pays dirigé jusqu'alors par Ben Ali.
Rédigé à 23:30 dans En France et dans le Monde, Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (17) | TrackBack (0)
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Ma série sur mes lecteurs et leur téléphone continue avec Guillaume Pasturel, après Blandine et Guillaume (un autre).
Qui es-tu ? Bonjour, je m'appelle Guillaume PASTUREL. J'ai 35 ans et je suis consultant freelance en stratégie web et plus particulièrement en Social Media Stratégie et Management. J'ai déjà été rédacteur dans certains sites mais là, je suis contributeur sur le site Locita. J'ai aussi un projet de blog personnel qui devrait très rapidement voir le jour. Par contre, je suis un utilisateur assidu de Twitter car j'aime beaucoup le concept comme source d'informations, comme partage de connaissances comme aide que les twittonautes peuvent s'apporter. Twitter permet aussi de faire une veille quand, comme moi, on est passionné de web et de nouvelles technologies, c'est-à-dire en un mot : un geek, terme que j'assume.
Lire la suite "Y'a quoi dans ton téléphone...Guillaume Pasturel ?" »
Rédigé à 20:16 dans Cultures et loisirs, Viens squatter chez moi | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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