Romain Blachier

Blog politique, numérique, économique et culturel de Lyon et de partout

Mon blog personnel où je parle d'engagements, des miens et de ceux des autres, de Lyon, du monde, de spiritualité, de sports, de culture, de la vie en général. Un blog lyonnais et politique mais pas seulement. Romain Blachier

Romain Blachier - Blog politique, numérique, économique et culturel de Lyon et de partout

Question: j’en fais quoi de mes blogs?

blogs-romain-blachierDepuis 2008 je tiens le présent blog qui est de fait un blog personnel  sur lequel je parle tout aussi bien politique que religion, international que local, culture que commerce, business que people. J’y parle aussi de ce que je fais par ailleurs dans la vie (enfin d’une partie puisque j’ai, c’est normal, une obligation de réserve vis à vis de mon employeur), de mes chroniques, de mes activités web, de mes énervements, de mes coups de griffes.

Pour distinguer mes activités d’élu du reste (même si bien sûr l’un des sujets du présent blog est la politique lyonnaise à laquelle je suis un modeste participant) j’ai aussi créé le blog Lyon 7 qui évoque ma casquette d’Adjoint au commerce au départ puis à la culture aujourd’hui dans le 7e arrondissement.

Alors que viennent de s’achever les municipales et que je suis également désormais élu au Grand Lyon, je me pose la question du fonctionnement de mes supports. Mon fonctionnement, mes centres d’intérêts ma vie pro et politique ayant énormément évolué depuis l’ouverture de mon premier blog.

Donc

-Lyonnitude(s) que vous lisez est mon blog amiral, il est très lu sur l’agglomération lyonnaise (même si niveaux commentaires il est comme la plupart des blogs, moins fourni qu’avant puisque la conversation se déplace sur les réseaux sociaux). Même un côté un peu brouillon puisqu’il peut passer d’un sujet à l’autre en fonction de mes humeurs. Parler d’un cours que j’ai donné. Puis après d’une star de ciné.Puis d’un passage de la bible. Puis du PS. Puis du référencement web. Puis de Taiwan. Puis de Jazz. Après je l’avais ouvert pour cela.

-Lyon 7  qui est passé d’un blog d’Adjoint au Commerce à un blog d’Adjoint à la Culture mais qui parle d’un même sujet quelque part: le territoire où je suis élu.

Reste donc que je me pose 4 questions

1-La question de la ligne de lyonnitudes. Le garder tel quel? Le recentrer sur Lyon en général? L’amener plus vers la politique?Moins? Y intégrer mon mandat au Grand Lyon dedans? Ou pas?

2-La question au cas où la ligne de lyonnitudes change pour être plus thématique, de créer un nouveau blog (3 donc) pour les chroniques et billets sans lien avec Lyon. J’ai envie par exemple de parler plus numérique. Je ne sais pas si c’est bien efficace ou lisible de le mélanger avec le reste. Faut-il faire un blog spécifique.

3-La question éventuellement de créer un grand blog en fusionnant tout avec des onglets (onglet sujets nationaux nationale, onglet  lyonnais, onglet côté pro du web, onglet élu Lyon 7, onglet grand lyon)

4-La question 4.

Bref me voilà bien avancé non?

photo en licence créative commons par Pasotraspaso

Les 8 raisons de la victoire de Collomb au Grand Lyon

collomb-grand-lyonC’était donc hier l’élection du Président du Grand Lyon, institution dans laquelle je faisais pour ma part mes premiers pas d’élu.

Un moment qu’on nous présentait comme difficile pour Gérard Collomb.

En effet en prenant les clivages parisiens sur lesquels certains candidats UMP locaux comme Michel Havard à Lyon  ou les candidats de droite de Villeurbanne et Bron avaient basé leur campagne, il y avait un rapport de 83 élus de droite pour 77 de gauche dans l’hémicycle.

En comptant le fait qu’une partie de la gauche de la gauche en bisibille avec Collomb comptait voter blanc (ce fut le cas des deux élus du GRAM notamment) et que des socialistes villeubannais pouvaient avoir des réserves, la partie pouvait avoir l’air compliquée pour certains observateurs.

Elus et presse de droite locale se voyaient déjà fêter victoire en chantant Tous Ceux qui Veulent Changer Le Monde.

C’était sans compter pour l’élection de Gérard Collomb comme Président du Grand Lyon sur

-La capacité à rassembler. Un de mes copains fraichement élu maire divers droite-et pas qu’un peu à droite!- de son village me confiait avoir voté pour l’être humain Gérard et pas pour Collomb.

-Le travail collectif engagé avec nombre de petits maires plutôt à droite mais sans étiquette définie au cours des derniers mandats. En 2008 par exemple Collomb avait ouvert son exécutif au groupe de centre-droit et sans étiquettes Synergie alors qu’il était majoritaire à lui seul.

-Une unité assez bonne de la gauche: si quelques voix se sont perdues, le bloc de gauche a voté plus massivement qu’annoncé pour Gérard Collomb

-Un travail visiblement assez solitaire de Monsieur Buffet, le candidat UMP, qui a associé assez peu  ses amis politiques à sa campagne interne.

-Le soutien  de certains Maires UDI  à Gérard Collomb, qui n’ont pas oublié que Michel Mercier avait porté avec le Président du Grand Lyon la création de la Métropole.Et un esprit lyonnais, qui sans forcément chercher du côté des sociétés philosophiques, permet de regarder sur les projets plutôt que sur les étiquettes nationales. Contrairement au Progrès, je ne doute pas par exemple que Da Passano a voté pour Gérard Collomb.

-L’incapacité de l’UMP à exister au niveau du Grand Lyon et un fort sectarisme de certains de ses leaders. Sectarisme qui a rebuté dans certaines communes des Maires de droite comme celui de Charbonnière. Ou de nombreuses interventions quelques peu outrancières de Cochet, président de la fédération du Rhône,  décrédibiliser le parti de Sarkozy

-Le vœu de beaucoup d’élus sur les bancs de la gauche comme de la droite (même si nous étions tous mélangés hier, les groupes politiques n’étant pas encore constitués) d’avoir un leader fort et reconnu. Non pas que le candidat UMP et Maire d’Oullins soie dénué de qualités, simplement il n’a pas la même aura que Gérard Collomb pour défendre une métropole

-Un exécutif qui sera vraisemblablement comme la dernière fois et la fois d’avant très ouvert, des communistes à la droite modérée. Avec un deal fort notamment avec EELV, qui a tendance ces temps-ci à être dans la majorité au moment de se faire élire puis à ne plus l’être ensuite. Et puis évidemment des discussions sur la gestion de la Métropole avec l’ensemble des acteurs.

A l’arrivée 92 voix pour le Président du Grand Lyon sortant, 58 pour son adversaire de droite. Là où ils étaient nombreux ceux qui annonçaient une victoire de la droite. Ou au moins un scrutin serré. Ah bon!

Du coup, déçu, Philippe Cochet a dérapé. Encore une fois. Le président de la fédération UMP du Rhône, Maire de Caluire, la commune où à été arrêté Jean Moulin a comparé les élus de droite qui ont voté Collomb aux collabos de la seconde guerre mondiale. Au-delà de l’immonde du propos, il y en a qui ne comprennent décidément jamais rien.

Photo de Gérard Collomb au Grand Lyon

Cambadèlis : Merci à mes bons maitres de Solférino

cambaMerci à mes bons maitres de la rue de Solférino de nous épargner les affres de la démocratie. Vraiment merci.

Je viens de l’apprendre, via le compte Twitter officiel du parti socialiste. Celui-ci nous informe, après un conseil national sur lequel il n’a rien dit et rien communiqué, que nous avons, que j’ai moi aussi donc,  un nouveau Premier Secrétaire Jean-Christophe Cambadèlis.

Il parait, mais les outils de communication du parti socialiste n’en ont pas parlé, qu’il y avait un autre candidat, un certain Sylvain Mathieu, dont l’absence totale d’action à mettre à son crédit à ma connaissance, n’a pas empêché de recueillir un tiers des suffrages exprimés par le conseil national.

Oui, par le conseil national du parti socialiste qui visiblement a épargné, comme le ferait avec délices une instance de l’UMP ou du FN, un dangereux danger aux adhérents du PS: celui de voter pour celui qu’ils souhaitent voir à la tête du parti. J’ai de la sympathie pour Cambadèlis. Sincèrement. En plus il sera forcément meilleur que Harlem Désir. Et même, l’homme ayant des qualités certaines, bien meilleur. Mais mon parti veut m’éviter d’avoir à trop le dire en votant. Du coup il est sympa mon parti: Il m’en dispense!

Merci mes bons maitres solfériniens d’avoir choisi à notre place, nous laissant peut-être au maximum que le choix d’un éventuel plébiscite par la suite. Pour coller vos affiches pour les Européennes, je sais que vous ne nous oublierez pas par contre. D’ailleurs on a pas non plus voté sur les modifications de listes aux Européennes. Merci de nous éviter tant de soucis qu’avec un certains nombre de camarades de la Gauche Forte nous réclamons. Vous êtes trop bons.

Merci à Rue 89 Lyon d’avoir repris mon billet.

Ca change quoi que Jésus soit marié ou pas ?

jesusCes derniers temps l’ambiance était, j’ai peur de le dire tant cela a été affirmé en tous sens, façonnée façon Dan Brown.

En cause un manuscrit où l’on rapporte que le Christ aurait dit ‘ma femme’ dans un bout de phrase et donc aurait par conséquent été marié. Une histoire donc de femme de Jésus. Cela fait quelque chose sous la dent à se mettre en ces temps de Carême.

On se dispute entre scientifiques sur la date du parchemin sur lequel est inscrit la phrase. Sur la manière dont elle est écrite, qui instaure le doute. On se dispute sur le sens. Et, comme le fait le chercheur canadien Cazelais, on se dispute sur la technique d’authentification utilisée. Normal d’avoir du débat dans le monde des sciences.

Chez les non-scientifiques, on a aussi son avis. Très, trop souvent en fonction de préférences et préjugés de départ. La presse chrétienne s’est globalement assez peu emparée du sujet. Des blogueurs catholiques ont par contre d’emblée combattu contre l’hypothèse émise par certains journaux, parlant immédiatement de farce. Ils répondaient certes à certaines publications cherchant plus le clic que la rigueur comme cet article du Huffpost portant sur l’ancien papyrus.

Mais faut-il écarter tout de suite une hypothèse parce qu’elle dérange ce qui constitue nos croyances? D’autres encore, à l’autre bout du spectre du spirituel, bouffeurs de chrétiens convaincus confondant parfois athéisme et intolérance, sont d’emblée persuadés qu’on nous cache tout et qu’un complot s’est créé pour empêcher de savoir la vraie vérité sur Jésus. Et que cette « vérité » mettrait à bas à elle seule le Mythe du Christ.

Diantre! Il était marié ou pas Jésus? Une chose est sûre: ce parchemin est loin de trancher le débat. Allez, mettons qu’il soit marié, ben cela change quoi en fait? Un nombre énorme de chrétiens l’est.

Dans certaines églises comme le catholicisme le clergé fait veut de célibat certes. Cela concerne peut de chrétiens. Et cette pratique se déroule au moins autant par discipline mystique et choix d’une vie consacrée que par l’exemple de Jésus et de Paul. D’ailleurs le Christ n’a jamais demandé à personne ne pas épouser.  D’ailleurs protestants, évangéliques, orthodoxes etc…marient leurs pasteurs et prêtres. Alors?

Jésus aurait été moins Jésus si il avait épousé quelqu’un? Il aurait moins délivré un message? Moins souffert sur la Croix? Moins incarné Dieu sur terre? En quoi? En rien il me semble. Ca ne change rien.

Surtout quand le chrétien que je suis croyait qu’il se passait plutôt quelque chose avec un de ses disciples. A force d’entendre parler dans l’Evangile de Jean, ce texte qui est aux autres récits de la vie de Jésus ce que le reggae est à l’opéra,  du disciple que Jésus aimait, j’avais commencé à penser que le Christ n’aurait pu être marié par un prêtre.

Le complexe de Germinal

germinal

Une espèce de climat couleur sépia règne depuis longtemps en France, un ‘c’était mieux avant’. Un complexe de Germinal en fait.

Dans les anciens pays miniers, il existe par exemple une vraie nostalgie des corons, du casque, de la descente au puits. Ailleurs c’est les yeux qui se brûlaient sur les forges sous la houlette de son très sévère comité qu’on voudrait presque voir reluire sous la flamme. Et puis finalement, oublions les mauvais aspects de ces usines prisons où l’on travaillait à la chaine pour à peine réussir à ne pas trop crever de faim.Ou encore telle période où tout le monde s’aimait, le travail était partout, personne n’était discriminé et les licornes pavaient de leurs sabots l’existence des êtres au milieu des luths des elfes alors que maintenant, tout serait si noir.

Un complexe de Germinal donc, qui détruit les optimismes et favorise le tout et n’importe quoi. On était mieux avant. En oubliant les plaintes de l’époque.

Certes le monde était sans doute plus simple et plus homogène pour beaucoup. Certes la grandes misère existe (moins mais quand même).  Certes le travail est devenu plus précaire.Mais il n’y a pas de fatalité à cet aspect.

Il vaut nous rappeler une réalité : derrière le romantisme du travail d’avant, il y avait un prix: le travail des enfants, l’éducation rare, le labeur pénible et les petits gains. Les pièces où l’on vit à six.

Bref, la même chose qui arrive aux ouvriers chinois puis du Vietnam aujourd’hui, où des familles entières sont enfermées des mois dans des fermes géantes sans avoir le droit de sortir pour faire les ailes de poulets nécessaires à KFC. Croire qu’on peut remonter les mines de Saint-Etienne ou de Forbach avec le niveau de vie que nous avons maintenant est mentir au gens. Pourquoi ne pas davantage penser aux énergies nouvelles qu’au charbon des siècles passés.

Il existe encore dans le monde des endroits comme ceux que nos ancêtres les ont connu: des usines géantes où l’on travaille 14 heures par jour, dans des conditions inhumaines cela arrivait avant en France. Ou ces ateliers épouvantables de confection au Bangladesh. Une question: qui veut y travailler?

On aurait sans doute expliqué aux gueules noires de Germinal que leurs descendants allaient vivre dans les conditions, certes imparfaites (l’auteur de ces lignes serait à droite si il pensait que le monde n’était pas à rendre bien plus juste), ils auraient sans doute signé. Et se seraient demandé ce que pouvait bien être cet étrange I-Phone, fabriqué dans des conditions difficiles et contenant nombre de composants créant une violente exploitation.

Il serait aisé de caricaturer en éternels nostalgiques les français, issus pays où faire un billet sur l’innovation peut amener à la mise en examen. La poursuite juridique est d’ailleurs sport US plutôt que pétanque hexagonale. Et nos entreprises sont, chacun le sait, parmi les plus innovantes du monde. Nous ne nous le disons pas assez. Nous ne nous aimons pas assez.

Mais nous ne nous aimons pas assez, aussi, parce qu’il existe dans une partie de l’opinion l’idée que le retour à l’avant industriel est la solution à tout, dans une sorte de vision romantique. Certes l’industrie est bien plus créatrice d’emploi à chiffre d’affaires équivalent que le numérique par exemple.Mais le numérique est lui un secteur en forte hausse.

Certes l’industrie française d’aujourd’hui, avec ses salariés qualifiés, ses forts taux de productivité, son fonctionnement souvent intelligent et de qualité etc…est bien loin de Germinal. C’est d’ailleurs cela qui est intéressant: au lieu de se féliciter que, même si les temps sont durs, un travailleur d’usine produise et puisse s’offrir bien davantage que ce que ne pouvait faire son ancêtre, on s’enferme dans une nostalgie.

Au lieu de se dire que là où des polonais venaient crever sous les coups de grisous, leurs descendants montent OVH, un géant de l’hébergement internet sur les mêmes terres que celles où ils avaient souffert, on part dans le « mieux avant ».

Au lieu de penser qu’on vit plus vieux, en meilleure santé, que les individus ont un peu plus de droits et bien plus d’accès à la connaissance, que les enfants ne travaillent plus, que nombre de maladies ne sont plus dangereuses, qu’il y a des possibles, on a du sépia plein les doigts.

Pourquoi, au lieu de vouloir s’orienter absolument vers les mythes du travail dur, où l’on produisait peu, où l’on restait sur le même labeur toute une existence difficile, on se sent obligé d’être sur une sacralisation d’outils anciens ? On est tenté de se fermer plutôt que d’essayer de penser dans le cadre international, pour éviter qu’il y aie, où que ce soit, des usines-prisons où l’on exploite.

Là où l’Etat doit protéger, c’est quand un site ferme brutalement alors qu’il est rentable et que la stratégie de certains de fonds de pension est simplement de faire une bascule sans égard pour les vies humaines. Il faut de l’argent pour l’économie. Mais il faut aussi des règles claires et assumées par tout le monde. Comme arrivent à le faire les Business Angels du numérique.

Là où l’Etat doit agir, c’est en aidant aussi les salariés de secteurs économiques condamnés par l’absence de demande et qu’une partie du monde politique veut maintenir à tout prix artificiellement, à se former pour pouvoir faire autre chose dans la vie.  C’est là d’ailleurs où Pole Emploi, faute de moyens et avec un système absurde, a du mal à pouvoir être à la hauteur. Pourtant les secteurs où l’on peine à trouver des volontaires sont nombreux, y compris dans des métiers là aussi des plus traditionnels.

On regrette que les métiers d’antan comme la mine ou la métallurgie disparaissent, on oublie que les pas moins traditionnels bouchers ou boulangers peinent à recruter. Et puis qu’à l’époque où les mines tournaient à fond, il fallait aller en Pologne ou en Algérie pour trouver des volontaires pour y bosser. En fait le complexe de Germinal c’est cela: on aime les métiers d’avant mais de loin. Au lieu de construire soi-même demain.

Marketing: Quand la Goutte d’Evian se moque de vous

goutteLa mauvaise idée marketing et web-marketing du jour vient d’Evian: un concept dénommé la goutte d’Evian. Il s’agit d’une bouteille de 20cl, vendue 5 euros le litre et qui est vendue uniquement à Paris et à Londres.

On peut, dans ces modestes bourgades où aucun magasin ni source ni robinet n’est bien sûr visible, trouver éventuellement le point de revente le plus proche en tweetant #evianjaisoif. Une fois trouvée, il vous en coûtera 1500 fois plus cher qu’un verre  du robinet ou un coût 10 fois fort qu’une bouteille d’eau d’Evian classique pour étancher votre soif.

Entre bad-buzz qui commence à monter sur ces réseaux sociaux que voulait attirer Evian, absurdité écologique que de vouloir transformer chaque verre d’eau en émission de déchet et prix excessif, le coup d’Evian risque surtout d’être celui d’une épée dans l’eau.

En fait, l’intention de Evian, par cette sorte de campagne de vente d’échantillons, c’est de remplacer le verre d’eau du robinet : chez le coiffeur, via par exemple un partenariat avec Dessange… Le gros intérêt de la mini bouteille d’Evian, c’est qu’au lieu de vous être offerte comme l’était le godet gratuit qui désaltère avant la coupe de cheveux ou en accompagnement du café, elle vous sera facturée.

Avec en plus le supplément de déchets (même si Evian essaie de se cacher derrière le fait qu’un cinquième de sa bouteille est végétale) que cette démarche occasionnera dont le coût pour le contribuable (le Grand Lyon dépense 76 millions d’euros annuels pour la collecte des déchets) et la nature n’est pas neutre.

Seul aspect positif: l’usage novateur du hastag et de la localisation dans un produit grand public. C’est peu. Allez on saluera aussi la démarche d’inbound marketing: vous avez soif? vous savez où aller!

Quitte à vouloir passer par le web pour trouver de l’eau (et contrairement à la goutte d’Evian pas seulement à Paris !) utilisez plutôt l’application Eaupen dont je parlais il y a quelques temps sur RCF. C’est gratuit, moins polluant et cela ne vous prend pas pour des benêts qui n’auraient pas inventé l’eau chaude.

Axelle Lemaire au numérique!

axelle-lemaireLes lecteurs de ce blog le savent: j’aime beaucoup Axelle Lemaire, députée des français du nord de l’Europe et notamment de Londres. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de diner, de boire un verre, de participer à des ateliers sur le numérique avec elle, d’échanger avec ses équipes. Nous avons même monté des jumelages entre Londres et Lyon.

Axelle, outre le fait d’être une élue disponible, accessible et qui danse très bien tard dans la nuit, s’est réellement spécialisée dans les questions de l’innovation, de la neutralité du net et des start-ups. Son travail sur les données privées, les libertés numériques, ses réflexions pour une stratégie européenne en matière de net sont de tous premier ordre. Cosmopolite, douée, européenne et novatrice, Axelle est sans aucun doute la secrétaire d’Etat qu’il faut au numérique français. J’espère que le gouvernement le sait aussi. Elle fait en tous cas partie, avec Benoit Thieulin, autre doué dans le domaine, des choix possibles. Et à mon avis celui qui sera fait.

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